La recherche propulse le Cégep parmi l’élite canadienne
MARC LAROUCHE
Pour une dixième année consécutive, le Cégep de La Pocatière figure parmi les meilleurs collèges canadiens en recherche appliquée, selon le palmarès Canada’s Top Research Colleges 2024 publié par Research Infosource. L’établissement, qui enregistre une progression notable, atteint la deuxième position au Québec et grimpe au neuvième rang national, un gain de quatre places comparativement à l’an dernier.
« Ces résultats témoignent de notre engagement continu envers l’innovation et la qualité des projets de recherche », souligne Annie Fortin, directrice des études au Cégep. Avec une somme totale de 10 millions $ dédiée à la recherche en 2023, soit une augmentation de 2 millions $ par rapport à l’année précédente, l’institution se distingue dans plusieurs catégories, dont la première place pour les fonds provenant des partenaires.
En collaboration avec ses trois Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) — Biopterre, Optech et Solutions Novika —, le Cégep contribue activement à la résolution de problématiques concrètes, mobilisant 270 partenaires à travers le pays. Cette orientation favorise une application directe des connaissances, et enrichit la formation des étudiants. Une trentaine d’entre eux ont ainsi été rémunérés en 2023 pour participer à des projets de recherche liés à leur domaine d’études.
Le Bureau de la recherche et de l’innovation (BRI), créé il y a deux ans, a joué un rôle clé dans cette dynamique. « Le soutien du BRI et l’expertise des CCTT permettent de mener des initiatives qui ont un impact tangible sur notre communauté », ajoute Mme Fortin. Parmi les projets phares, on retrouve des collaborations avec des partenaires industriels, et des recherches sur des solutions écologiques innovantes.
Au-delà des chiffres, ces avancées placent le Cégep au cœur du développement régional et national. En parallèle, le palmarès souligne l’importance des retombées pédagogiques pour les étudiants, renforçant l’attractivité de l’établissement.
Alors que le Cégep continue de viser l’excellence, sa mission demeure claire, transformer les défis de demain en occasions d’apprentissage et d’innovation.
Le Cégep de La Pocatière se démarque parmi les meilleurs collèges canadiens en recherche appliquée. Photo : Cégep de La Pocatière
L’efficacité de l’économie circulaire
dans Montmagny-L’Islet
La mise en contact des entreprises Coupe champignon et le Pré rieur par Synergie Montmagny-L’Islet durant l’hiver 2024 a donné naissance à des synergies locales rentables et profitables pour la communauté.
L’histoire débute par une rencontre fortuite durant l’hiver 2024, celle d’Aurélie Bousquet, chargée de projet en économie circulaire pour Synergie Montmagny-L’Islet, avec Sébastien Royer, employé de Coupe champignon à Saint-Raphaël, entreprise spécialisée dans la culture et la vente de champignons biologiques. Il lui explique alors les difficultés qu’il éprouve à se fournir en résidus biologiques en vue de « nourrir » son mycélium, qu’il doit faire venir d’aussi loin que le sud-ouest du Québec.
Aurélie Bousquet lui suggère alors de contacter Daniel Dubé, de la ferme du Pré rieur, située à Saint-Jean-Port-Joli. Le producteur d’huile de tournesol et de farine de pois cherche quant à lui à valoriser de grandes quantités de résidus de tournesol et de son de pois jaune biologiques. Les tests s’avèrent concluants. Dorénavant, chaque année, 15 tonnes de résidus organiques du Pré rieur permettront de faire pousser des champignons, au lieu d’aboutir dans la fosse à fumier.
L’histoire aurait pu s’arrêter là; elle permet déjà à chacune des deux entreprises de faire des économies sur les coûts d’approvisionnement et sur la vente de matière, tout en valorisant des matières résiduelles. Mais la matière sur laquelle se développent les champignons présente elle aussi des possibilités. Comme elle ne peut être utilisée qu’un nombre limité de fois, elle devient à son tour un résidu. En travaillant avec Synergie Bellechasse-Etchemins, Coupe champignon valorise aussi ses résidus de blocs de culture en amendement de sol, en les redonnant aux maraîchers voisins. Au total, ce sont 20 tonnes de matières qui retournent localement à la terre.
Le Pré rieur et Coupe champignon sont tous les deux membres du marché de proximité en ligne la Chèvre et le chou. En achetant les produits locaux, le public peut lui aussi contribuer à boucler la boucle de cette belle synergie locale.
Source : Synergie Montmagny-L’Islet


