La région se hisse en tête de peloton pour le vélo de montagne

MARC LAROUCHE

Un an après un forum régional sur le cyclotourisme, le Bas-Saint-Laurent s’impose comme une destination phare pour les amateurs de vélo, avec près de 3 millions $ d’investissements, et une offre diversifiée pour tous les niveaux.

« Nous sommes fiers de cette mobilisation qui a permis des avancées ­majeures dans la mise en place d’un nouveau produit touristique », affirme Pierre Levesque, président-directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent. Cette dynamique s’est traduite par le soutien à six projets, générant des investissements totaux de 2,8 millions $, et offrant 150 kilomètres de nouveaux sentiers. Ces installations répondent aux attentes des cyclistes débutants, expérimentés, et aux familles en quête d’activités en plein air.

Le développement du vélo de montagne s’inscrit dans une stratégie régionale concertée. Un regroupement des centres de vélo a vu le jour, réunissant notamment le Boisé Beaupré à La ­Pocatière, et Les Sentiers du Portage à Notre-Dame-du-Portage. « Cette initiative est essentielle pour positionner le Bas-Saint-Laurent comme une destination incontournable », ajoute M. Levesque. Ce collectif travaille à structurer l’offre, et à la promouvoir à l’échelle provinciale en misant sur une planification stratégique partagée.

Pour accentuer cette visibilité, ­Tourisme Bas-Saint-Laurent a lancé une campagne promotionnelle d’envergure. Une signature graphique modernisée, des cartes bonifiées, une présence accrue dans les salons spécialisés, et une refonte de la section vélo du site Web ont été mises en place.

Une démarche régionale
Cette mobilisation s’appuie sur une vision ambitieuse : faire du Bas-Saint-Laurent une destination vélo unique, sécuritaire et accueillante. Trois axes stratégiques orientent les actions : une gouvernance régionale forte, le développement d’infrastructures adaptées, et une commercialisation efficace. Cette approche collaborative inclut des initiatives comme la consolidation de la Route verte, et l’accompagnement des MRC dans l’élaboration de réseaux cyclables diversifiés.

Les possibilités sont nombreuses pour les amateurs de vélo, avec 237 kilomètres de parcours Route verte, 409 kilomètres d’itinéraires cyclables validés par Vélo Québec, et huit centres de vélo de montagne offrant 131 km de sentiers. ­L’intégration d’expériences agrotouristiques, couplées à des hébergements certifiés Bienvenue Cyclistes, vient compléter le menu offert aux visiteurs cyclistes.

Le vélo, un moteur économique
Le cyclotourisme génère d’importantes retombées économiques, injectant 700 millions $ dans l’industrie touristique au Québec. Les cyclistes dépensent en moyenne 6 % de plus que les autres touristes d’agrément, et leurs séjours —  en moyenne 4,7 nuitées — favorisent les entreprises locales.

Au Bas-Saint-Laurent, cette dynamique économique est renforcée par la popularité croissante du vélo. Environ 40 % des habitants pratiquent cette activité au moins une fois par semaine, et les sentiers diversifiés, allant des pistes ­cyclables aux routes de gravelle, attirent un large éventail d’amateurs.

Un avenir prometteur
Tourisme Bas-Saint-Laurent ne compte pas ralentir. Outre le développement du vélo de montagne, l’organisme s’implique dans des projets provinciaux comme La Grande Traversée et la certification Bienvenue Cyclistes. En parallèle, des partenariats avec des acteurs majeurs, tels que Vélo Québec, assurent un rayonnement continu de la région.

« Le travail ne fait que commencer. Grâce à une vision régionale partagée et à des efforts concertés, le Bas-Saint-Laurent s’affirme comme une destination de choix, alliant nature, aventure et retombées économiques durables » , conclut M. Levesque.

Les acteurs de Tourisme Bas-Saint-Laurent améliorent l’expérience utilisateur en vélo de montagne. Photo : Tourisme Bas-Saint-Laurent

Bernard Généreux exige des réponses
sur le déficit fédéral

JOSÉ SOUCY

Alors que la ministre des Finances Chrystia Freeland s’apprête à présenter l’Énoncé économique de l’automne le 16 décembre, le député conservateur de Montmagny–L’Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup se dit consterné par l’incapacité de la ministre à expliquer clairement l’état des finances publiques et le respect des promesses budgétaires. Bernard Généreux estime à ce sujet que le déficit de l’année en cours pourrait atteindre 60 milliards de dollars au lieu des 40 milliards prévus par la principale intéressée.

Questionnée directement par le député Généreux, la ministre Freeland a ­cependant refusé de confirmer cette projection, invitant les élus à patienter jusqu’à la date du 16 décembre. Elle affirme tout de même que les finances publiques du gouvernement fédéral sont viables, et que le Canada présente le taux d’endettement le plus bas des pays du G7 par rapport au PIB. « La ministre des Finances du Canada ne dément pas que le déficit pourrait bondir de 20 milliards. C’est du jamais vu! », a déclaré Bernard Généreux.

Bernard Généreux et Chrystia Freeland. Photo : Bureau de Bernard Généreux