Même si le travail se poursuit

L’eau stagne dans le dossier de la piscine

MARC LAROUCHE

Le dossier de la piscine du Cégep de La Pocatière ne prend pas de repos, même dans le temps des Fêtes. Les discussions se poursuivent pour tenter de trouver des solutions, qui semblent toujours difficiles à attacher. Depuis l’annonce de l’injection de 1,2 million $ par la MRC de Kamouraska, aucune nouvelle somme n’est venue bonifier la cagnotte.

« La piscine est une infrastructure cruciale pour notre région. Nous devons continuer à unir nos forces pour préserver cet équipement essentiel », souligne Vincent Bérubé, maire de La Pocatière, à l’issue de la réunion du 10 décembre. Plusieurs acteurs clés étaient réunis : outre Vincent Bérubé, y assistaient Dominique Gaudreau, conseillère politique de Mathieu Rivest, député de Côte-du-Sud, Philippe D’Anjou, président du Cégep de La Pocatière, Steve Gignac, directeur général du Cégep, Normand Caron, préfet de la MRC de L’Islet, et Sylvain Roy, préfet élu de la MRC de Kamouraska.

Les discussions ont porté sur les moyens de compléter l’investissement de 1,2 million $ annoncé par la MRC de Kamouraska. Bien que cet apport soit significatif, il ne couvre pas l’ensemble des besoins financiers — plus de 5 millions $ — pour assurer la pérennité de cette infrastructure.

Mathieu Rivest a rappelé l’importance de ce projet pour l’ensemble de la communauté : « Ce dossier dépasse le cadre d’une seule municipalité. La piscine est une ressource régionale qui bénéficie à tout le monde. »

Des solutions encore à préciser
Malgré des idées prometteuses évoquées, les solutions restent encore à préciser, et nécessitent des analyses approfondies. « Comme ville de centralité, nous sommes prêts à travailler sur des options pérennes pour redonner à notre communauté cette infrastructure essentielle », conclut M. Bérubé.

L’ampleur des travaux, les exigences financières, et la complexité du dossier posent des défis de taille. Cependant, tous les participants s’accordent sur la ­nécessité de poursuivre leurs efforts pour arriver à une solution.

Alors que l’année 2024 se termine, l’avenir de la piscine du Cégep de La ­Pocatière demeure incertain, mais l’engagement des acteurs régionaux offre l’espoir d’un dénouement positif.

La piscine a fait couler beaucoup plus d’encre que d’eau cette année. Cette photo pourrait gagner le trophée de la plus souvent publiée en 2024. Photo : Cégep de La Pocatière

Un panier d’épicerie encore plus cher
pour les familles canadiennes

JOSÉ SOUCY

Le Rapport sur les prix alimentaires 2025 vient de sortir, et il n’annonce rien de bon pour les consommateurs. Fruit d’une collaboration entre les universités canadiennes de Dalhousie, de Guelph, de Colombie-Britannique et de Saskatchewan, le document prévoit une augmentation pour les familles canadiennes de plus de 800 $.

« À l’approche de 2025, nous prévoyons qu’une famille de quatre personnes ayant la même composition démographique dépensera 16 833,67 $, soit une augmentation de 801,56 $ par rapport à l’année dernière », peut-on y lire.

Le rapport de cette année identifie plusieurs facteurs susceptibles de contribuer à l’augmentation des prix alimentaires. Parmi ces facteurs, on retrouve les événements climatiques qui peuvent perturber la production agricole, les conflits de travail affectant les chaînes d’approvisionnement, ainsi que les nouvelles politiques qui peuvent influencer la régulation des prix.

Les élections états-uniennes sont également mentionnées, car elles pourraient avoir des répercussions économiques mondiales, tout comme les taux de change et les taux d’intérêt qui influencent les coûts de production et d’importation des denrées alimentaires. Ces éléments combinés peuvent entraîner une hausse des prix pour les consommateurs.

Une évolution constante
Les dépenses alimentaires annuelles d’une famille type ont montré une évolution constante au fil des années. En 2020, ces dépenses s’élevaient à 12 508 $, et elles ont progressivement augmenté, atteignant 13 801 $ en 2021, puis 15 222 $ en 2022. En 2023, les dépenses ont légèrement augmenté pour atteindre 15 595 $, avant de s’établir à 16 032 $ en 2024. Selon les prévisions pour 2025, ces dépenses devraient encore augmenter pour atteindre 16 833 $, marquant une hausse continue des coûts alimentaires pour les familles canadiennes.

Une attention particulière
Au cours de l’année écoulée, les ­Canadiens ont continué à porter une attention particulière aux prix des aliments, modifiant parfois leurs comportements d’achat pour économiser. Selon l’indice de confiance alimentaire canadien, 48,2 % des personnes interrogées recherchaient des ventes et des rabais, tandis que 22 % achetaient moins de produits non essentiels, 21,6 % optaient pour des marques moins chères, et que 24,9 % faisaient leurs courses dans des magasins à bas prix.

« Notre relation avec la nourriture change, car nous prêtons plus que jamais attention aux prix des aliments, ce qui modifie nos comportements en matière d’achat et de consommation », ajoute-t-on dans le document.

En outre, de plus en plus de personnes se tournaient vers les banques alimentaires, avec une augmentation de 6 % des visites par rapport à 2023, atteignant un record historique de plus de deux millions de visites en mars 2024. Cela pourrait indiquer, selon le rapport, que les jeunes sont confrontés à une pression économique importante, que ce soit en raison de l’augmentation du prix des aliments, du coût élevé de la vie, ou de l’instabilité de l’emploi en début de carrière en raison de la volatilité des marchés du travail.

« Malgré des prix alimentaires plus stables, les niveaux d’insécurité alimentaire et l’utilisation des banques alimentaires au Canada n’ont jamais été aussi élevés », concluent les chercheurs.